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récits d'escapades...
et si vous preniez votre plume... cette page attend vos récits d'escapades

prenez la plume !
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actuelle pour 4 jours
Oviédo
St Jacques Compostelle
Porto

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avec Clement
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le circuit, les routes, 
les arrèts, 
et les BTS de Clement ..
ouvrez la "page pratique"
conservez la ouverte 
pour suivre le récit !
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5858 km de couleurs
en Ibérie du Nord..
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<<< un couple cinquantenaire, habitant près d'Antwerpen (Anvers) en Belgique, 
250.000 km et 1502 nuits dans 26 pays européens depuis 1979....
un fourgon Ford Transit aménagé par nous mêmes en 1994...
et du 7 juillet au 6 août de cet an 2001, 5.858 km de couleurs en Ibérie du nord...
si vous voulez tous les détails, les routes, les arrêts, les BTS et les non BTS, 
les bonnes adresses et celles à fuir... ouvrez la page pratique..
>>> 


Ici dans ce compte-rendu jour par jour en me laissant guider par les couleurs qui m'ont impressionné ce jour-là, quelques réflexions très personnelles et donc très subjectives. 
Mais comme les goûts et les couleurs ne se discutent pas.!

samedi  BRUN 
On part vers midi. Le Borinage a l'air pas très propre. Une fois la frontière française passée 
on se sent déjà plus en congé ! Dans la Somme on remarque encore des champs +
qui ont été inondés, et qui sont tout bruns maintenant. 
La radio annonce la coupure de l'Autoroute entre Lille et Paris à cause de la pluie. 
Les banlieues industrielles de Rouen où on se perd, les champs entre les petits villages 
où on cherche en vain une place pour dormir, sont tous bruns... enfin Montreuil-l'Argillé !

dimanche BORDEAUX
On part tôt le matin, on s'arrête tôt en fin d'après-midi. Le paysage est agréable, 
les villes et villages traversés nous plaisent. La couleur de leurs châteaux s'appelle 
comme la ville qui nous donne accès à la quiétude des Landes.

lundi BLEU 
On part encore tôt le matin, on atteint vite la frontière. 
Les autoroutes espagnoles ont beaucoup de virages serrés et ne sont pas très propres. 
Et puis Santillana-del-Mar : quand nous arrivons c'est encore plein de touristes, 
le parking payant obligatoire (200 ESP) est presque plein. 
Nous continuons donc et c'est la baignade à la petite plage abritée au nord de Santillana. 
Bleu le ciel des Landes, bleu l'océan de Cantabria, bleu déjà la lumière sur Suances 
quand nous y arrivons après avoir vu disparaître le soleil au promontoire genre Cap-Gris-Nez 
où nous avons soupé. Et bleuâtre aussi les fumées qui échappent de la haute cheminée 
de l'industrie chimique(belge) entre la sortie de l'autoroute et Santillana-del-Mar !

mardi CHAMOIS  
Le boulanger passe à Suances. On décide de partir sans déjeuner pour pouvoir visiter Santillande-del-Mar avant que les milliers de visiteurs arrivent.
Vers 8.00 h on entre le village en cc sans problème et on stationne sur la Plaza 
derrière le cloître (regardez aussi plus loin, le 01.08.01) : très beau sans touristes, très calme ! 
Promenade à pied d'une demi-heure, puis on quitte en direction de Comillas, avec l'intention 
de s'arrêter pour manger le plus vite que possible. A Cobreces on voit une flèche pour la plage. Les teintes chamois de Santillana-del-Mar se retrouvent dans la couleur du sable de la plage.
On y prend le petit déjeuner et on y reste jusqu'au lendemain matin, 
ensemble avec quelque 7 autres ccars.

mercredi VERT 
Très bien guidés, aussi pour la circulation automobile, par la «Mapa Topografico Excursionista con 50 Itenerarios Pedestres » à 1:80.000 des « Picos De Europa y Costa Oriental de Asturias» (650 ESP : achète-la !) on pénètre dans la région verte des Picos De Europa : le but principal de ce voyage ! Monter au Mirador del Cable avec le téléférique de Fuente Dé n' avait pas de sens car à mi-chemin,  là où les cabines se rencontrent, elles disparaissent dans les nuages. 
Nous avons plus de chance au Puerto de San Glorio : le Mirador de Llesba (même en gros ccar accessible par de chemin à terre battue, au point culminant du col à droite) nous dévoile un paysage superbe ! Idem au Puerto de Pandetrave. 
Entre Santa Marina de Valdeon et Posada de Valdeon les « gros » passent, mais pas facilement. Ce qui frappe (et ce ne sera pas la dernière fois !) : l'omniprésence des couleurs vertes.

jeudi  ARGENT 
Cain, au carrefour dans le village on ne se gare pas sur les parkings à gauche, 
mais on continue à droite vers la promenade «Garganta dei Cares» , le long de la rivière. 
On passe les cafés-restaurants et on continue  entre les deux baraques de souvenirs. 
30 m plus loin, où la promenade commence, la route est bloquée par des pierres. 
Là, au bord des cascades, on peut très bien s' installer pour la nuit : un vrai BTS !!!. 
Et de l' autre côté du sentier on peut monter une tente sans problème.
Si on avait su avec certitude qu' on serait capable de passer sans problèmes on aurait fait 
ces 9 km hier soir encore. Ni la distance ni les montées atteignant parfois plus de 20% vont rendre impossible ce trajet pour certains, mais bien l' étroitesse et la hauteur libre de la route. Attention donc les gros, surtout avec un empattement long. Ce sont les derniers kilomètres 
avant l' entrée du village de Cain qui sont les plus problématiques. 
Dans Cain même les problèmes sont moins grands. 
Nous profitons de la présence du soleil pour jouir des montagnes autour de nous
et de la rivière aux reflets d' argent.

vendredi  MAGENTA 
A pied : la promenade «Garganta dei Cares», 12 km aller et 12 km retour. 
J'ai fait les 7 premiers kilomètres qui ont la réputation d'être les plus attrayants. 
Et en effet : je crois que la relation difficulté/beauté est extrêmement favorable. 
Il ne s'agît bien sûr pas d'un sentier comme dans un parc, mais il n'est pas très difficile non plus. Gorges, tunnels, vues splendides, ponts suspendus, tout y est, et d'une beauté spectaculaire !
En plus : chaque jour une équipe veille sur l'état du sentier, ramasse les papiers jetés et vide les poubelles !!!  Si tu y vas tôt le matin le soleil n'a pas encore pu pénétrer dans l'étroitesse 
de la vallée. Amenez vos boissons. Une remarque importante : très souvent le sentier se trouve à la verticale à coté de la rivière parfois 200 m plus bas. Il est toujours suffisamment large, 
mais il n'y a pas de clôture ni rien. Ceux qui ont le vertige resteront mieux en bas, 
ensemble avec les enfants qui n'ont pas encore la conscience du danger !
En ccar : on n'obtient qu'une vitesse moyenne très basse, mais la route est vraiment très belle, miradors et desfiladeros partout. Sans oublier les jolis villages avec des fleurs magentas !

samedi TRICOLORE
Brouillard, froid, pluie, accidents, nuages, files. Aujourd'hui les Français sortent leurs drapeaux tricolores, le temps ici nous rappelle le nôtre : on se sent comme le 11 novembre en Belgique !

dimanche   MULTICOLORE 
La route de la côte nous livre des jolis aperçus sur la mer. 
Gijon : rien à voir, sinon appartements multicolores. 
Et puis le long de ce trajet: bateaux multicolores, camions multicolores, maisons multicolores, voitures multicolores, espagnols habillés multicolores,  autobus multicolores, 
mais surtout : Cudillero multicolore !!!  Si tu prends à droite vers El Pito tu peux continuer vers  Cudillero, avec l'avantage (belles maisons) et l' inconvénient ( gabarit de la bétaillère !) 
de passer (sens unique) par le centre de Cudillero. Parking au port, par lequel on sort du
village. Le port à l'aspect anglais, mais pimenté aux couleurs espagnoles : à ne pas manquer !

lundi  VIOLET 
Mis à part l'industrie ci et là entre San Emiliano et Villablino, 
il s'agit d'un parcours merveilleux dans un cadre de verdure enchantant. 
Les vieilles lignes de chemin de fer ont été transformées en pistes cyclables, tunnels inclus. 
Un trajet monotone peut devenir ennuyant, mais pas s'il est beau 
et s'il est encore embelli par les fleurs violettes qui jaillissent tout au long du trajet

mardi  ROUGE BAISER 
Aujourd'hui notre Transit reçoit des baisers pour ses 100.000 km !
Continuation de la beauté du circuit d'hier jusqu'à Navia. 
Au centre de Navia suivez la rive droite de la Ria de Navia : après les chantiers navals
vous trouverez une belle plage gardée au sable fin avec grand parking,
douches, eau, bancs, sanitaires, places pique-nique, partie de la mer
abritée des vagues pour les enfants, etc. 
On pourrait même y passer la nuit je suppose. 
A partir de Burela mieux vaut quitter la nouvelle route nationale 
pour suivre l'ancienne longeant la côte : merveilleux. 
Carton rouge pour les petits villages côtiers entre Burela et Viveiro : mines de bauxite 
et usines d'aluminium couvrent tout d'une couche de poussière rouge.

mercredi KAKI 
Entre Ortigueira et Cedeira le paysage est très impressionnant : bois, grandes étendues nues,, caps, mer avec des vagues se jettent sur les roches et formant ainsi des  « cascades ascendantes »  d'une hauteur d'une quinzaine de maîtres !!! Ferrol est militaire ; la circulation entre Ferrol et A Coruña est militaire : l'Espagne en kaki. Le soir se forme un vrai campement (heureusement pas kaki !) d'une dizaine de camping-cars, parmi lesquels beaucoup de français. Je crois que nous étions fort sympathiques dans les yeux d'un habitant de Belfort (soulignant qu'il ne roulait pas en fourgon mais « en vrai camping-car »), car malgré l'étendue du parking 
il a préféré se mettre à 1 m à côté de nous.

jeudi  FLUO 
Cabo Fisterra vaut bien la peine, aussi pour les pèlerins : pouvoir continuer jusque là après 
déjà avoir atteint Santiago de Compostella est un vrai couronnement de leur pèlerinage. 
Au village de Fisterra on trouve un parking bien situé donnant directement sur la plage, 
avec eau et douches.
Mais la mer y est froide, froide. La route côtière nous paraît de plus en plus monotone.
Quels coups de chance à Santiago de Compostella. D'abord on peut garer  le ccar d' une manière légale et gratuite à 50 m seulement de la grande place devant la cathédrale, dans la Carretas notamment, vis-à-vis la sortie du garage du Parador « Hostal de los Reyes Catolicos ». Puis on prend un excellent repas 20 m plus loin : Casa Parades, Carretas 1, au coin de Hortas
et Carretas : 4.300 ESP  pour deux, tout compris, repas et service simple mais parfait. 
Ensuite on assiste à un festival de musique devant la cathédrale avec des performances improvisées d' orchestres typiquement espagnols et de groupes de pèlerins exprimant leur joie de vivre en dansant en toute spontanéité sur cette musique envahissante. 
Vient ensuite sur le balcon de l' Ayuntamiento le maire de Santiago faire son discours, et chanter des numéros en dialecte Gallego. Enfin, totalement inattendu pour nous, un feu d' artifice est lancé à 30 m de nous, avec une beauté et une durée jamais vues. La multitude de couleurs fluos ne s' est pas encore effacée de la rétine ! Santiago : ville magique en effet !!!

vendredi GRIS 
La nouvelle autoroute se serpente dans le paysage. Pontevedra vaut bien un arrêt et une visite : ancienne ville très agréable aux maisons grises. Gris aussi les eaux de la mer, gris le brouillard qui apparaît le soir et qui cache la délimitation entre ciel et mer. Les rayons oranges du coucher de soleil ne sont même pas capables d' altérer les gris des roches de la baie de Oia, 
des maisons d' Arrabal, ou des bâtiments du monastère délivrés à la nature envahissante.

samedi  TURQUOISE 
A Garda le chemin à péage privé menant au mirador ne peut nous séduire, à cause du brouillard. Tui vaut bien un arrêt. Depuis la première visite en 1986 on ne peut pas résister 
au Portugal ! Et en effet, il nous suffit de traverser le pont international pour nous retrouver 
dans un monde tout à fait différent. 
Croire que le petit Portugal n'est qu' une version réduite de son grand voisin 
est commettre une sérieuse erreur ! 
Grande déception : les rives vertes de la rivière Cevado où nous avions connu une journée 
très agréable en août 1989 ont fait place à l' autoroute ! 
Ce n' est pas le seul changement qu' on remarque : il y a l' apparition du tourisme dans cette région, il y a beaucoup plus de maisons et d' entreprises, les routes se sont considérablement améliorées. 
Inchangés : la gentillesse des Portugais à pied, et leur comportement dangereux au volant. 
Gerês est devenu un vrai centre balnéaire. Les routes forestières en terre battue dans les bois avoisinants révèlent des sites encore toujours aussi calmes, beaux et charmants, 
mais ne vous y aventurez surtout pas avec un cc au grand gabarit ou à garde au sol réduite.
La succession de lacs aux eaux turquoises nous livre les images les plus remarquables 
de cette journée pleine de variations.

dimanche BEIGE 
Montalagre, inchangé depuis 1989 la possibilité de passer la nuit à côté du château, 
avec vue étendue sur la vallée du Cavado. 
Même les « grosses » n'auront pas de difficultés à atteindre ce vrai BTS.
En principe nous ne revenons jamais aux mêmes lieux. 
Mais ce parcours justifie une exception ! Frappant : le niveau très bas des eaux dans les lacs artificiels, qui libère des grandes surfaces aux teintes beiges. 
Beiges aussi les champs laissés en friche (« politique » agriculture européenne ?).

lundi POURPRE 
Bragança, comme en 1988, 1989 et 1990...
Même pour cette quatrième fois ce trajet continue à nous séduire ! 
Toujours remarquable malgré le fait qu'introuvable dans la plupart des guides touristiques : 
à quelque 6 km à l'Est de Aguas Frias, quelques centaines de mètres au Nord de la N103, 
la « Pedra Bulideira » : rocher grand comme une villa qu'on peut faire balancer en le poussant. L'arrivée à Bragança est une grande déception : la ville doit avoir quadruplé depuis une décennie ! Mais la vue sur le bourg ancien à partir de la route vers Zamora en Espagne 
(suivre les indications pour le Pousada São Bartolomeu) reste intacte. 
Et avec ses ruelles bloquées par l'omniprésence de fleurs pourpres et par les gens qui y mangent, regardent la télé, racontent, vous adressent la parole (et vous laissent passer sans problème) la vielle ville à l'intérieur des murailles, aux maisons blanches pauvres mais propres, n'a rien perdu de ses charmes.

mardi  ÉCRU 
Quelques courses, préparation de la suite de notre voyage, mais surtout : visite au garage ! 
En principe une porte arrière qui ne s'ouvre plus de l' extérieur n'est pas un grand problème . sauf si on a condamné le loquet intérieur et y construit un aménagement qui rend inaccessible 
la porte en question à la hauteur désirée ! Solution : scie tranchante, garagiste serviable, épouse adroite, un peu d'imagination, une bonne dose de chance, et beaucoup de patience ! 
Plus question donc de devoir continuer ses congés sans fauteuils, table, chaises-longues, orifices de désensablage, cric, rallonge électrique, etc. 
Et surtout : nous pourrons continuer nous trouver à table à l'intérieur façon « balcon ouvert » ! 
Atelier aux murs écrus, mécaniciens aux salopettes écrues, attentat à l'aménagement intérieur
couleur écrue de notre cher Transit, ...

mercredi ULTRAMARIN 
Nous revoici en Espagne. 
On retrouve les paysages agréables et les villages charmants qui n'ont pas changé. 
Cette année on ne se contente pas de passer à coté de Puebla de Sanabria, mais on s'y arrête. et on ne s'en plaint pas du tout ! Il faut absolument monter vers le quartier du château, en fourgon ou à pied (je me répète, je sais). En franchissant le pont sur la rivière Tera, en dessous 
du balcon formée par le château, menant à Puente de Sanabria, on tourne tout de suite à droite : possibilité de se garer, plage et accès à la rivière facilité par des escaliers, bain de  rivière rafraîchissant mais pas froide.
Le site du Lago de Sanabria est très impressionnant, 
comme le nombre de vacanciers qui en font une vraie « Costa de Sanabria ». 
Amateurs de solitude et de paysages grandioses : passé San Martin de Castañeda 
continuez sur la route en cul-de-sac (ca. 7 km). 
Vous y aurez droit à des vues formidables sur le lac tout en ultramarin.

jeudi ROSE 
Points culminants de ce voyage, dans tous les sens !!!  Dès qu'on quitte Puente de Sanabria 
par le pont médiéval on trouve une Espagne qui semble dater des mêmes années que ce pont et dont on ignorait l'existence ! Il  faudra les dernières éditions des cartes routières, car la route de la Puerto del Penon est encore récente, aussi bien que celle qui passe la Sierra del Teleno. Petite remarque : ne jetez pas les anciennes éditions Michelin : depuis quelques années Michelin a jugé bon de ne plus faire figurer les valeurs d'altimétrie sur leurs cartes. 
Mais dans une région comme celle-ci les données sur les altitudes manquent cruellement.
Points culminants au figuratif sont certainement les petits hameaux mais surtout les paysages insolites : en haut les pics nues parfois couvert de neige éternelle, en bas les champs de blés roses parmi la garrigue verte. En faisant attention aux balcons dans quelques villages on passe partout sans problèmes. Littéralement points culminants aussi, car quelques fois on frôle
les 2000 m, et les pentes sont très raides. 
En attaquant ces points culminants ne jamais oublier qu'on dispose d'un chauffage de cabine
(refroidissement du moteur), et d'un frein moteur pour la descente (épargner les freins) ; 
vous ne rencontrerez que quelques voitures par heure seulement ! 
La beauté de l'implantation du château de Ponferrada ne nécessite pas qu' on descend de son ccar. Suivre un tronçon de l'antique Camiño vers Santiago de Compostella nous laisse rencontrer plusieurs pèlerins et les villages et hospices, parfois quittés, pour les recevoir. 
Leon nous a moins effrayés que les autres grandes villes (nous aimons plutôt des petites localités) ; on n'oubliera certainement jamais le rose de la partie sud du cathédrale.

vendredi  BLANC    .
Blanc les maisons des villages parcourus, blanc le sable de la plage à l' Embalse de Aguilar 
de Campoo (entre Quintanilla et Aguilar de Campoo) ou il faut bon se baigner, blanc les fumées de l'industrie à Reinosa, blanc le brouillard qui rend insensée une excursion au Pico de Tres Mares, blanc les nuages qu'on traverse au Puerto de Palombera et qui nous interdisent de voir plus loin qu'une dizaine de mètres, blanc l'écume de la mer qu'on retrouve avec joie.

samedi  IVOIRE 
Se baigner déjà en mer à Cobreces, au moment où le soleil se lève et fait apparaître
une couche ivoire sur tout le paysage.

dimanche ROUX        .
....et se trouver encore dans la mer quand le soleil crée une ardeur rousse
avec ses derniers rayons de la journée.

lundi OR 
Le parking le long de la plage est grand comme 2 terrains de football, les deux camping-cars suisses, les trois français, l'italien, le néerlandais et deux des allemands croient tous devoir se mettre à une distance de 8 mètres l'un de l'autre. Exception : le Berlinois avec son intégral Flair loué : pour lui 2 mètres étaient bien suffisants. En effet je pouvais encore ouvrir
la portière de la cabine de notre Transit !  Le soleil teint toute la baie en or.

mardi  CYAN 
Spectacle inhabituel : une quinzaine de dauphins passe environs à 200 m de la côte : impressionnant. Impressionnant aussi pour les baigneurs à ce moment : la différence entre 
des dauphins et des requins n'est pas facile à distinguer : records de vitesse battus 
en « quitter-la-mer » ! Le soir le loueur de chaises-longues vient chercher son matériel : étonnant, car les autres soirs le tout restait là. Plus tard quelques fusées lumineuses jaillissent du village. Vers 22.00 h arrivent des voitures pleines de jeunes, l' intérieur plein d' installations de musique, le moteur plein de chevaux, le coffre plein de bière (et d' autre « matériel » qui semble être
« consommé » avec une petite flamme.). 
Quelques ccars s' en vont à cause du bruit et des tours en voiture sur le parking 
à des vitesses époustouflantes.
On se dit qu' on restera car ça ne va quand-même pas durer toute la nuit. 
Et on a eu raison, car ils sont partis au lever du soleil ! La couleur cyan vous est connue ? 
Non, eh bien c'est la couleur qui apparaît sur le visage le matin après une telle nuit.

mercredi JAUNE 
Le matin, comme tous les autres, les services d' entretien sont venus pour nettoyer la plage. Mais aujourd'hui sont arrivés des engins pour égaliser le sable et enterrer toutes les saletés. 
La plage a l' air splendide, très lisse et toute propre ! Le loueur de chaises-longues revient 
avec son matériel ! Journée tranquille sous le soleil jaune sur le sable jaune. 
Mais le soir l' homme des chaises-longues revient les chercher,  
de nouveau quelques fusées lumineuses, les premières voitures de jeunes 
qui arrivent. Santillana del Mar n'est qu'à 10 km. 
Et quand le 10.07.01 à 08.00 h du matin il n' y avait presque pas de touristes 
ce sera sans doute la même chose le 01.08.01 à 22.30 h.

jeudi NOIR et BLANC
Aujourd'hui est une journée de reconnaissance : on veut se faire une idée sur le pays Basque pour y revenir éventuellement. Et sans aucune doute : on reviendra ! 
Espérons seulement que le ciel sera moins brumeux alors, ce qui nous permettra 
d' apercevoir aussi les couleurs de ce pays magnifique.

vendredi ORANGE 
« Journée Orange », et pour cela on part tôt et on roule très vite afin de rester devant les files. 
A partir de Bordeaux la circulation devient assez dense. Vers midi on quitte l'A10  à la sortie 37. Le repas est pris à l'aire communale pour ccar de St.-Genis-de-Saintonge : eau, électricité et évacuation des eaux, tout gratuit ! A Montreuil-Bellay on s'installe d'abord au parking
de l'office de tourisme, qui nous paraît bien pour une nuit. Après une promenade en ville 
on se décide à déménager vers la Place des Ormes, plus agréable. 
Une fois installé là-bas 
on apprend l'existence d'une aire spéciale pour ccar le long de la rivière, 
services complets et gratuits. et on reste où on est !

samedi ROUGE  
« Journée rouge » selon la radio. 
On prend donc les toutes étroites « routes blanches » des Michelin. 
Je retrouve la France des premiers films de Tati, 
avec parfois des kilomètres sans autre  voiture !  
Les seuls rouges de la journée se trouvent sur les « stop » de la signalisation 
qu'on rencontre quand on croise une route nationale ou départementale encombrée.

dimanche
NOIR 
"Jour noir" pour bison futé !
Le seul noir qu'on rencontre c'est l'asphalte presque vide, sans circulation donc. 
Mais à vrai dire il y a encore un noir qui surgît : 
l'idée qu'a pris fin un des meilleurs voyages qu' on n'ait jamais fait.

Clement

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